Au Cercle Lafay, nous appelons cela “le syndrome Macron”.

Depuis que le Président de la République a dit, devant un parterre de dirigeants, en octobre 2018, que “l’URSSAF est votre amie” (suscitant des réactions plutôt contrastées), de nombreux interlocuteurs institutionnels se sont emparés de ce beau slogan, qu’aucun dirigeant d’entreprise n’a vraiment repris à son compte.

Dernier en date : Philippe Korcia, Président (MEDEF) de l’URSSAF PACA. Il avait déjà déclaré : « “L’Urssaf n’est pas un adversaire des entreprises » (https://www.lecerclelafay.fr/2019/02/04/president_urssaf_medef_philippe_korcia/).

Il passe ici à la vitesse supérieure par une déclaration enamourée : « ne croyez pas que l’Urssaf est l’ennemie des entreprises. Ce n’est pas vrai. J’aimerais même qu’on dise qu’elle est leur amie”…

Principal argument pour prouver cet amour incompris : la régulière remise sur les délais de paiement …. (https://www.laprovence.com/article/economie/5460311/lurssaf-fait-les-yeux-doux-aux-entreprises-regionales.html). 

Franchement, on se demande, après de telles déclarations, pourquoi la réputation des URSSAF est aussi mauvaise !

Philippe Korcia, conclut : « L’Urssaf devient donc un partenaire de l’entreprise, un ami. Sauf s’il y a travail dissimulé ».

Ah oui, ce fameux “travail dissimulé”, que les inspecteurs invoquent à tout moment, et qui peut être appliquée à -presque – toutes les situations.

Pourrions-nous suggérer au président, qui a pour vocation de représenter et de défendre les entreprises, d’écouter plus les dirigeants qui se font contrôler (et presque systématiquement redresser) et un peu moins les agents des URSSAF, qui se complaisent dans l’auto-satisfaction facile ?

 

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