La solidarité financière constitue une véritable épée de Damoclès au-dessus de la tête des chefs d’entreprise (https://www.lecerclelafay.fr/2019/04/19/solidarite-financiere-la-scandaleuse-epee-de-damocles/). Pour la mise en oeuvre de cette solidarité financière consécutive au constat d’un travail dissimulé, l’URSSAF a pour seule obligation, avant la décision de redressement, d’exécuter les formalités assurant le respect du principe de la contradiction par l’envoi de la lettre d’observations qui doit permettre au cotisant de connaître les causes, les périodes, les bases et les montants des redressements opérés, sans être tenue de joindre à celle-ci le procès-verbal constatant le délit de travail dissimulé, dont le juge peut toujours ordonner la production pour lever le doute invoqué par le donneur d’ordre poursuivi. L’URSSAF n’est d’ailleurs pas tenue de joindre à la lettre d’observations adressée au sous-traitant redressé le procès-verbal constatant le délit de travail dissimulé. L’engagement de la solidarité n’est pas subordonné à l’impossibilité du recouvrement à l’égard du redevable principal, de sorte que le créancier peut agir exclusivement à l’encontre du débiteur solidaire, lequel dispose d’une action récursoire contre le débiteur principal (Rouen. Chambre sociale et des affaires de sécurité sociale. 30 avril 2019. RG n° 18/01159)

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