C’est l’histoire d’un petit couple d’auto entrepreneurs. Séduits par les discours volontaristes des politiques, ils avaient créé en 2007 leur petite entreprise de pizzas à emporter au nom d’Oliver Flament. Mais ils avaient tout simplement oublié qu’ils étaient en France…

En août 2010, avec le frère, la sœur, deux amis et le voisin, ils décident de prendre un stand à la fête du melon de Caminel à Fajoles (Lot). Evidemment, aucune personne n’était payée, l’essentiel étant de passer un bon moment et de s’entraider ! Mais, heureusement que l’URSSAF, sentinelle des temps modernes, était là !

Lors d’un contrôle à la hussarde, le « crime » fut décelé, avec la sanction à la clé, « travail dissimulé » et une facture de 20 915 €, que la petite entreprise est dans l’incapacité de payer ! Et le pire, c’est que dans la lutte effrénée contre le travail dissimulé, l’URSSAF a la loi pour elle … Montesquieu, reviens, ils sont devenus fous !

Décidés malgré tout à maintenir le cap et à ne pas déposer le bilan, nos pizzaïolos se battent depuis huit ans entre tribunal correctionnel, tribunal des affaires de sécurité sociale, cour de cassation. Prochaine étape, début 2018,  : la cour d’appel d’Agen. Aux dernières nouvelles, les infos ne sont pas terribles. Entre le redressement, les frais d’avocat….la situation parait mal partie… Il paraît qu’Olivier Frament fonde beaucoup d’espoir sur le texte relatif au « droit à l’erreur »… On préfère ne pas lui retirer ses dernières illusions …

Laisser un commentaire